<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">

	<title>Connaissez-vous La Riposte ? - commentaires</title>
	<link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte</link>
	<description>Sur l'UE, euro ou le libre-&#233;change, ce groupe n'a pas les id&#233;es trop clair. Mais se permet tout de m&#234;me de faire la le&#231;on&#160;!</description>
	<language>fr</language>
    <generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
		<url>https://www.test.lepcf.fr/local/cache-vignettes/L144xH47/arton784-5e4db.png?1732535977</url>
		<link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte</link>
		<height>47</height>
		<width>144</width>
	</image>





    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment344</link>
        <dc:date>2011-08-09T13:53:51Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Remettre en cause l'existence de l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;OMC&lt;/span&gt;, du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FMI&lt;/span&gt;, de l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;OCDE&lt;/span&gt;, et promouvoir la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Charte de La Havane&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, outil de lutte contre le libre &#233;change favorisant la coop&#233;ration internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique223&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique223&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment343</link>
        <dc:date>2011-08-09T07:20:13Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;APPEL&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DES&lt;/span&gt; 1000 pour sortir de l'Euro, monnaie unique, et construire une monnaie commune.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.m-pep.org/spip.php?article1868&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.m-pep.org/spip.php?article1868&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment342</link>
        <dc:date>2011-08-09T07:18:32Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;La dette publique&#160;: cette ali&#233;nation de l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de Karl &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MARX&lt;/span&gt;, Le Capital - Livre premier, Le d&#233;veloppement de la production capitaliste, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VIII&lt;/span&gt;&#176; section&#160;: L'accumulation primitive, Chapitre &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXXI&lt;/span&gt;&#160;: Gen&#232;se du capitaliste industriel, in Karl &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MARX&lt;/span&gt;, 1867, Le Capital, livre I, &#338;uvres I, Gallimard, La Pl&#233;iade, 1963, p. 1216 &#224; 1219.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet extrait est suivi d'un commentaire d'Eric Toussaint. Eric Toussaint est l'auteur de&#160;: Un coup d'oeil dans le r&#233;troviseur. L'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale des origines jusqu'&#224; aujourd'hui, Editions du Cerisier, Cuesmes-Belgique, 2010 &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/Un-coup-d-oeil..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/Un-coup-d-oeil..&lt;/a&gt;.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
par Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;&#160;mars 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#201;tat, qu'il soit despotique, constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste |1| . La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre r&#233;ellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique |2|. Il n'y a donc pas &#224; s'&#233;tonner de la doctrine moderne selon laquelle plus un peuple s'endette, plus il s'enrichit. Le cr&#233;dit public, voil&#224; le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, d&#232;s l'incubation de celle-ci, prendre la place du p&#233;ch&#233; contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable |3|).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique op&#232;re comme un des agents les plus &#233;nergiques de l'accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle dote l'argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu'il ait pour cela &#224; subir les risques, les troubles ins&#233;parables de son emploi industriel et m&#234;me de l'usure priv&#233;e. Les cr&#233;diteurs publics, &#224; vrai dire, ne donnent rien, car leur principal, m&#233;tamorphos&#233; en effets publics d'un transfert facile, continue &#224; fonctionner entre leurs mains comme autant de num&#233;raire. Mais, &#224; part la classe de rentiers oisifs ainsi cr&#233;&#233;e, &#224; part la fortune improvis&#233;e des financiers interm&#233;diaires entre le gouvernement et la nation - de m&#234;me que celle des traitants, marchands, manufacturiers particuliers, auxquels une bonne partie de tout emprunt rend le service d'un capital tomb&#233; du ciel - la dette publique a donn&#233; le branle aux soci&#233;t&#233;s par actions, au commerce de toute sorte de papiers n&#233;gociables, aux op&#233;rations al&#233;atoires, &#224; l'agiotage, en somme, aux jeux de bourse et &#224; la bancocratie moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s leur naissance les grandes banques, affubl&#233;es de titres nationaux, n'&#233;taient que des associations de sp&#233;culateurs priv&#233;s s'&#233;tablissant &#224; c&#244;t&#233; des gouvernements et, gr&#226;ce aux privil&#232;ges qu'ils en obtenaient, &#224; m&#234;me de leur pr&#234;ter l'argent du public. Aussi l'accumulation de la dette publique n'a-t-elle pas de gradim&#232;tre plus infaillible que la hausse successive des actions de ces banques, dont le d&#233;veloppement int&#233;gral date de la fondation de la Banque d'Angleterre, en 1694. Celle-ci commen&#231;a par pr&#234;ter tout son capital argent au gouvernement &#224; un int&#233;r&#234;t de 8&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;%%, en m&#234;me temps elle &#233;tait autoris&#233;e par le Parlement &#224; battre monnaie du m&#234;me capital en le pr&#234;tant de nouveau au public sous forme de billets qu'on lui permit de jeter en circulation, en escomptant avec eux des billets d'&#233;change, en les avan&#231;ant sur des marchandises et en les employant &#224; l'achat de m&#233;taux pr&#233;cieux. Bient&#244;t apr&#232;s, cette monnaie de cr&#233;dit de sa propre fabrique devint l'argent avec lequel la Banque d'Angleterre effectua ses pr&#234;ts &#224; l'&#201;tat et paya pour lui les int&#233;r&#234;ts de la dette publique. Elle donnait d'une main, non seulement pour recevoir davantage, mais, tout en recevant, elle restait cr&#233;anci&#232;re de la nation &#224; perp&#233;tuit&#233;, jusqu'&#224; concurrence du dernier liard donn&#233;. Peu &#224; peu elle devint n&#233;cessairement le r&#233;ceptacle des tr&#233;sors m&#233;talliques du pays et le grand centre autour duquel gravita d&#232;s lors le cr&#233;dit commercial. Dans le m&#234;me temps qu'on cessait en Angleterre de br&#251;ler les sorci&#232;res, on commen&#231;a &#224; y pendre les falsificateurs de billets de banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut avoir parcouru les &#233;crits de ce temps-l&#224;, ceux de Bolingbroke, par exemple, pour comprendre tout l'effet que produisit sur les contemporains l'apparition soudaine de cette engeance de bancocrates, financiers, rentiers, courtiers, agents de change, brasseurs d'affaires et loups-cerviers |4|.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les dettes publiques naquit un syst&#232;me de cr&#233;dit inter&#173;national qui cache souvent une des sources de l'accumulation primitive chez tel ou tel peuple. C'est ainsi, par exemple, que les rapines et les violences v&#233;nitiennes forment une des bases de la richesse en capital de la Hollande, &#224; qui Venise en d&#233;cadence pr&#234;tait des sommes consid&#233;rables. A son tour, la Hollande, d&#233;chue vers la fin du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XVII&lt;/span&gt;&#176; si&#232;cle de sa supr&#233;matie industrielle et commer&#173;ciale, se vit contrainte &#224; faire valoir des capitaux &#233;normes en les pr&#234;tant &#224; l'&#233;tranger et, de 1701 &#224; 1776, sp&#233;cialement &#224; l'Angleterre, sa rivale victorieuse. Et il en est de m&#234;me &#224; pr&#233;sent de l'Angleterre et des &#201;tats-Unis. Maint capital qui fait aujourd'hui son apparition aux &#201;tats-Unis sans extrait de naissance n'est que du sang d'enfants de fabrique capitalis&#233; hier en Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la dette publique est assise sur le revenu public, qui en doit payer les redevances annuelles, le syst&#232;me moderne des imp&#244;ts &#233;tait le corollaire oblig&#233; des emprunts nationaux. Les emprunts, qui permettent aux gouvernements de faire face aux d&#233;penses extraordinaires sans que les contribuables s'en ressentent sur-le-champ, entra&#238;nent &#224; leur suite un surcro&#238;t d'imp&#244;ts&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; de l'autre c&#244;t&#233;, la surcharge d'imp&#244;ts caus&#233;e par l'accumulation des dettes successivement contract&#233;es contraint les gouvernements, en cas de nouvelles d&#233;penses extraordinaires, d'avoir recours &#224; de nouveaux emprunts. La fiscalit&#233; moderne, dont les imp&#244;ts sur les objets de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; et, partant, l'ench&#233;rissement, de ceux-ci, formaient de prime abord le pivot, renferme donc en soi un germe de progression automatique. La surcharge des taxes n'en est pas un incident, mais le principe. Aussi en Hollande, o&#249; ce syst&#232;me a &#233;t&#233; d'abord inaugur&#233;, le grand patriote de Witt l'a-t-il exalt&#233; dans ses Maximes comme le plus propre &#224; rendre le salari&#233; soumis, frugal, industrieux, et... ext&#233;nu&#233; de travail. Mais l'influence d&#233;l&#233;t&#232;re qu'il exerce sur la situation de la classe ouvri&#232;re doit moins nous occuper ici que l'expropriation forc&#233;e qu'il implique du paysan, de l'artisan, et des autres &#233;l&#233;ments de la petite classe moyenne. L&#224;-dessus, il n'y a pas deux opinions, m&#234;me parmi les &#233;conomistes bourgeois. Et son action expropriatrice est encore renforc&#233;e par le syst&#232;me protectionniste, qui constitue une de ses parties int&#233;grantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande part qui revient &#224; la dette publique et au syst&#232;me de fiscalit&#233; correspondant, dans la capitalisation de la richesse et l'expropriation des masses, a induit une foule d'&#233;crivains, tels que William Cobbett, Doubleday et autres, &#224; y chercher &#224; tort la cause premi&#232;re de la mis&#232;re des peuples modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici s'arr&#234;te l'extrait du texte de Karl Marx qui avec la p&#233;riode ouverte &#224; partir de 2007-2008 prend une nouvelle jeunesse. Dans le dernier paragraphe ci-dessus, Marx critique des auteurs comme William Cobbett (1762-1835) qui voient dans la dette publique &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;la cause premi&#232;re de la mis&#232;re des peuples modernes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Marx s'emploie &#224; montrer dans le Capital que la gen&#232;se de l'&#232;re capitaliste et, donc la victoire du syst&#232;me capitaliste, sont marqu&#233;es et dues &#224; la combinaison de plusieurs actions et transformations profondes qui s'&#233;tendent sur plusieurs si&#232;cles. Le d&#233;veloppement du syst&#232;me de la dette publique en est une, la politique fiscale qu'il d&#233;nonce &#233;galement dans l'extrait cit&#233; plus haut en est une autre. Dans le m&#234;me chapitre, Marx rassemble dans une formule globalisante plusieurs formes de l'accumulation primitive, sans pr&#233;tendre pour autant les aborder toutes&#160;: &#8220; les diff&#233;rentes m&#233;thodes d'accumulation primitive que l'&#232;re capitaliste fait &#233;clore se partagent d'abord, par ordre plus ou moins chronologique, entre le Portugal, l'Espagne, la Hollande, la France et l'Angleterre, jusqu'&#224; ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XVII&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, dans un ensemble syst&#233;matique, embrassant &#224; la fois le r&#233;gime colonial, le cr&#233;dit public, la finance moderne et le syst&#232;me protectionniste &#8221;. A propos du r&#233;gime colonial, il &#233;crit&#160;: &#8220; La d&#233;couverte des contr&#233;es aurif&#232;res et argentif&#232;res de l'Am&#233;rique, la r&#233;duction des indig&#232;nes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conqu&#234;te et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l'Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voil&#224; les proc&#233;d&#233;s idylliques d'accumulation primitive qui signalent l'&#232;re capitaliste &#224; son aurore&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rentes sources d'accumulation primitive s'ajoutent en Europe &#224; la d&#233;possession progressive des producteurs de leurs moyens de production permettant que soit mise &#224; disposition du capital industriel une masse de main d'&#339;uvre transform&#233;e en salariat produisant la plus-value. C'est ce que Marx r&#233;sume plus loin dans le Capital en d&#233;crivant la d&#233;possession des petits paysans et des artisans&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;L'expropriation des producteurs imm&#233;diats s'ex&#233;cute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus inf&#226;mes, les passions les plus sordides et les plus ha&#239;ssables dans leur petitesse. La propri&#233;t&#233; priv&#233;e, fond&#233;e sur le travail personnel, cette propri&#233;t&#233; qui soude pour ainsi dire le travailleur isol&#233; et autonome aux conditions ext&#233;rieures du travail, va &#234;tre supplant&#233;e par la propri&#233;t&#233; priv&#233;e capitaliste, fond&#233;e sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; |5| . Il relie cette d&#233;possession aux autres formes de l'accumulation primitive&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8230; cette douloureuse, cette &#233;pouvantable expropriation du peuple travailleur, voil&#224; les origines, voil&#224; la gen&#232;se du capital. Elle embrasse toute une s&#233;rie de proc&#233;d&#233;s violents, dont nous n'avons pass&#233; en revue que les plus marquants sous le titre de m&#233;thodes d'accumulation primitive.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
notes articles&#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|1| Ce paragraphe en r&#233;alit&#233; commence par les deux phrases suivantes&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le syst&#232;me du cr&#233;dit public, c'est-&#224;-dire des dettes publiques, dont Venise et G&#234;nes avaient, au moyen &#226;ge, pos&#233; les premiers jalons, envahit l'Europe d&#233;finitivement pendant l'&#233;poque manufacturi&#232;re. Le r&#233;gime colonial, avec son commerce maritime et ses guerres commerciales, lui servant de serre chaude, il s'installa d'abord en Hollande.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Karl Marx montre dans ce chapitre comment s'imbriquent dans la gen&#232;se du syst&#232;me capitaliste diff&#233;rentes formes de l'accumulation primitive &#224; l'&#233;chelle internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| William Cobbett remarque qu'en Angleterre toutes les choses publiques s'appellent royales, mais que par compensation, il y a la dette nationale. (Note originale de Karl Marx)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| Quand, au moment le plus critique de la deuxi&#232;me guerre de la Fronde, Bussy-Rabutin fait demander, pour pouvoir lever un r&#233;giment, des assignations sur &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;les tailles du Nivernois encore dues&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sur le sel&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Mazarin r&#233;pond&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Pl&#251;t &#224; Dieu que cela se p&#251;t, mais tout cela est destin&#233; pour les rentes sur l'H&#244;tel de Ville de Paris, et il serait d'&#233;trange cons&#233;quence de faire des lev&#233;es de ces deniers-l&#224;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; qu'il ne fallait point irriter les rentiers ni contre lui ni contre vous.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (M&#233;moires du comte de Bussy-Rabutin, Amsterdam, 1751, t. I, p. 165.) (Note originale de Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Si les Tartares inondaient aujourd'hui l'Europe, il faudrait bien des affaires pour leur faire entendre ce que c'est qu'un financier parmi nous.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (Montesquieu&#160;: Esprit des lois, t. &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IV&lt;/span&gt;, p. 33, &#233;d. Londres, 1769.) (Note originale de Karl Marx)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|5| Extrait de Karl &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MARX&lt;/span&gt;, Le Capital - Livre premier, Le d&#233;veloppement de la production capitaliste, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VIII&lt;/span&gt;&#176; section&#160;: L'accumulation primitive, Chapitre &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXXII&lt;/span&gt;&#160;: Tendance historique de l'accumulation capitaliste. In Karl &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MARX&lt;/span&gt;, 1867, Le Capital, livre I, &#338;uvres I, Gallimard, La Pl&#233;iade, 1963, p. 1238&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment341</link>
        <dc:date>2011-08-09T07:17:42Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Lundi 8&#160;ao&#251;t 2011&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Si la dette est bien un probl&#232;me, ce n'est pas celui que l'on pr&#233;tend&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Nous reprenons un article du regrett&#233; &#233;conomiste Rapha&#235;l Thaller et de Lilian Brissaud (leur dossier complet &#034;droit d'alerte&#034; n&#176;11) sur la dette publique. Des faits parlants et une analyse pr&#233;cise et claire.&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Si la dette est bien un probl&#232;me, ce n'est pas celui que l'on pr&#233;tend&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;novembre 2010, par Saint Martin d'H&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Rapha&#235;l Thaller et Lilian Brissaud, &#233;conomistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#201;tat, qu'il soit despotique, constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste. (&#8230;) Comme par un coup de baguette magique, elle conf&#232;re &#224; l'argent improductif un talent procr&#233;ateur qui le transforme en capital, sans qu'il ait besoin de s'exposer au d&#233;rangement et aux risques des investisseurs industriels et m&#234;me des placements usuraires&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. (Marx, Le Capital).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les caisses de la France sont vides&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, c'est le m&#234;me refrain&#160;: nous d&#233;pensons trop et nous mangeons le pain de nos enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le th&#232;me de la dette publique a pour but de nous faire accepter une diminution des d&#233;penses publiques, qui r&#233;pond elle-m&#234;me &#224; l'objectif de diminution des imp&#244;ts. Plus exactement&#160;: les imp&#244;ts pay&#233;s par les entreprises et par les classes riches de la soci&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire le capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut alors montrer que si la dette constitue bien un probl&#232;me, ce probl&#232;me n'est pas celui que l'on pr&#233;tend. De sorte que ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour la fustiger n'ont en r&#233;alit&#233; aucunement l'intention de la supprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#201;tat emprunte de l'argent, c'est pour pouvoir combler ses d&#233;ficits budg&#233;taires, c'est-&#224;-dire la diff&#233;rence entre ses d&#233;penses et ses recettes fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;ficit s'est &#233;lev&#233; &#224; 56 milliards d'euros en 2008 et &#224; 100 milliards en 2009. Ce d&#233;ficit ne provient pas d'un exc&#232;s de d&#233;penses publiques mais de la politique de baisse des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; reconnu par Gilles Carrez, rapporteur &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt; de la commission des Finances de l'Assembl&#233;e nationale&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;L'accumulation de baisses d'imp&#244;ts depuis 2000 semble avoir conduit &#224; un accroissement du d&#233;ficit structurel car, si le taux de pr&#233;l&#232;vements obligatoires appara&#238;t en baisse tendancielle sur la d&#233;cennie, le taux de d&#233;penses publiques, en revanche, reste stable.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair&#160;: les d&#233;penses sont constantes, les recettes diminuent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'y avait pas eu toutes les baisses d'imp&#244;t effectu&#233;es depuis dix ans, les recettes de l'&#201;tat auraient d&#251; se monter en 2008 &#224; 348 milliards d'euros, &#224; comparer aux 265 milliards collect&#233;s en r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il manque donc chaque ann&#233;e au moins 83 milliards d'euros dans les caisses de l'&#201;tat&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela concerne surtout l'imp&#244;t sur le revenu, pay&#233; par les plus riches, ainsi que l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s&#160;: cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche, taxation r&#233;duite des plus-values, taxe professionnelle. Il faut y ajouter les droits de succession, le bouclier fiscal, la baisse de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TVA&lt;/span&gt; pour les restaurateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui ne paie pas ses imp&#244;ts s'enrichit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, le d&#233;ficit se reproduisant au rythme des nouvelles baisses d'imp&#244;ts, on entretient ainsi le mythe d'un &#201;tat trop d&#233;pensier. D'autant qu'il existe en France une certaine aversion populaire &#224; l'&#233;gard de l'imp&#244;t. La classe dirigeante s'appuie habilement sur elle pour v&#233;hiculer sa propre haine envers l'imp&#244;t, voie royale vers les privatisations et le d&#233;mant&#232;lement du service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la dette nourrit grassement la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;classe des cr&#233;anciers de l'&#201;tat&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, que Marx d&#233;j&#224; d&#233;non&#231;ait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car on n'emprunte qu'aux riches. L'&#201;tat se tourne vers ceux qui cherchent &#224; pr&#234;ter leur argent, c'est-&#224;-dire &#224; le placer&#160;: banques, assurances&#8230; Ce qu'on appelle les march&#233;s financiers. Il s'agit d'une fonction sp&#233;cifique au capitalisme&#160;: le capital de pr&#234;t, g&#233;n&#233;rateur d'int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aura compris que ces &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;investisseurs&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#224; qui l'&#201;tat s'adresse sont ceux qui b&#233;n&#233;ficient des all&#233;gements fiscaux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'&#201;tat ne leur prend plus sous forme d'imp&#244;t, d&#233;sormais il leur emprunte, avec remboursement du pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on pr&#233;tend que ce seront &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;nos enfants&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qui paieront &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;nos dettes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, c'est un jugement unilat&#233;ral, car ce sont les enfants des cr&#233;anciers qui se feront rembourser par les enfants des d&#233;biteurs. La dette n'est donc pas une affaire entre g&#233;n&#233;rations, mais c'est un r&#232;glement de comptes, &#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me g&#233;n&#233;ration, entre cr&#233;anciers et d&#233;biteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au remboursement de la dette s'ajoute le paiement des int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 40 milliards d'euros sont ainsi vers&#233;s chaque ann&#233;e aux cr&#233;anciers de l'&#201;tat. C'est le deuxi&#232;me poste du budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;anciers vont demander des int&#233;r&#234;ts les plus &#233;lev&#233;s possibles, quitte &#224; propager l'id&#233;e que l'&#201;tat est en faillite, comme on l'a vu pour la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus le d&#233;biteur est r&#233;put&#233; pauvre, plus le risque d'insolvabilit&#233; est important, plus les int&#233;r&#234;ts &#224; payer sont &#233;lev&#233;s&#160;: qui paye ses dettes s'appauvrit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Gr&#232;ce a d&#251; payer des int&#233;r&#234;ts deux fois sup&#233;rieurs &#224; ceux de l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les cr&#233;anciers justifient la hausse du taux d'int&#233;r&#234;t par le pr&#233;tendu risque qu'ils encourent. Mais ils demandent aux &#201;tats les plus riches, &#224; l'Europe tout enti&#232;re, au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FMI&lt;/span&gt;, de garantir les pr&#234;ts afin pr&#233;cis&#233;ment de supprimer tout risque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est enfin &#224; noter que la dette publique s'internationalise&#160;: les sommes pr&#234;t&#233;es &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais par des cr&#233;anciers &#233;trangers sont &#233;gales aux sommes pr&#234;t&#233;es par des cr&#233;anciers fran&#231;ais &#224; des &#201;tats &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats conduisant tous la m&#234;me politique fiscale, cela fait croire que chaque &#201;tat est prisonnier des march&#233;s financiers et tributaire de la bonne appr&#233;ciation des agences de notation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, c'est l'inverse&#160;: ce sont les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;investisseurs&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#224; la recherche de bons placements lucratifs qui sont d&#233;pendants des choix politiques d&#233;lib&#233;r&#233;s effectu&#233;s par les &#201;tats &#224; leur profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique est trop rentable pour dispara&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rentable &#233;conomiquement, mais aussi politiquement, car elle fonde la baisse des imp&#244;ts, qui est un vrai programme politique &#224; elle toute seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien une v&#233;ritable contre-r&#233;volution fiscale qui s'op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La D&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen stipule que l'imp&#244;t est une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;contribution commune, &#233;galement r&#233;partie entre les citoyens, en raison de leurs facult&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet imp&#244;t-l&#224; est en train de dispara&#238;tre. L'histoire ne se r&#233;p&#232;te pas, dit-on. C'est faux. Car si l'on veut mater cette contre-r&#233;volution fiscale, et il en est encore temps, il faudra bien recommencer l'affaire &#224; son commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;biteurs de tous les pays, unissez-vous&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment340</link>
        <dc:date>2011-08-08T07:00:31Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Le protectionnisme pl&#233;biscit&#233; par les Fran&#231;ais, analyse du sondage &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IFOP&lt;/span&gt;&lt;br class=&#034;autobr&#034;&gt;
Par Jacques Sapir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mardi 2&#160;ao&#251;t 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir en ligne&#160;: Sondage &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IFOP&lt;/span&gt;&#160;: les Fran&#231;ais et le protectionnisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'identification des m&#233;faits du libre-&#233;change sur l'&#233;conomie fran&#231;aise appara&#238;t &#224; une grande majorit&#233; de fran&#231;ais, &#224; tel point que l'on peut parler d'une prise de conscience massive, d&#233;passant les cadres des partis politiques, et exprim&#233;es par quasiment la totalit&#233; des couches de la soci&#233;t&#233;. L'ancienne opposition entre dipl&#244;mes et non-dipl&#244;m&#233;s qui avait &#233;t&#233; mise en avant lors du r&#233;f&#233;rendum de 2005 n'existe plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple fran&#231;ais oscille entre r&#233;volte et r&#233;signation, tel est le premier enseignement de ce sondage. &#8226; Ainsi 48% des r&#233;ponses indiquent que les personnes interrog&#233;es sont &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#233;volt&#233;es&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; par la situation &#233;conomique de la France tandis que 30% d'entre elles sont &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#233;sign&#233;es&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. On ne trouve que 14% de confiants et d'enthousiastes. &#8226; Les cat&#233;gories sociales o&#249; le sentiment de r&#233;volte pr&#233;domine sont les ouvriers (64%), suivis des artisans et petits commer&#231;ants (55%) et des employ&#233;s (52%). Le sentiment de r&#233;volte est le plus faible pour les professions lib&#233;rales et cadres sup&#233;rieurs, mais il atteint n&#233;anmoins 36%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. Un regard critique et argument&#233; sur la mondialisation et le libre-&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question principale porte sur l'appr&#233;ciation de l'ouverture des fronti&#232;res aux marchandises de pays comme la Chine et l'Inde et globalement aux pays &#233;mergents. Les r&#233;sultats t&#233;moignent d'un rejet massif de la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jugement n&#233;gatif est partag&#233; par 73% des r&#233;ponses en ce qui concerne les d&#233;ficits publics, 78% en ce qui concerne le niveau des salaires et 84% en ce qui concerne l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons aussi que le pourcentage de r&#233;ponses indiquant que ces cons&#233;quences ont pu &#234;tre positives voire tr&#232;s positives n'est que de 7%, soit 12 fois moins que le pourcentage estimant que les cons&#233;quences sont n&#233;gatives voire tr&#232;s n&#233;gatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jugement est sans appel. Sur les trois grandes questions qui concernent l'&#233;conomie, l'emploi, les salaires et les d&#233;ficits, il se trouve une &#233;crasante majorit&#233; de fran&#231;ais pour consid&#233;rer que l'ouverture de l'&#233;conomie a eu des cons&#233;quences n&#233;fastes. Tr&#232;s clairement, la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;mondialisation heureuse&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; n'existe que dans certains journaux ou sous certaines plumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ouverture est aussi consid&#233;r&#233;e comme une mauvaise chose pour les pays d&#233;velopp&#233;s en g&#233;n&#233;ral (52%) et pour la France en particulier (57%). C'est aussi une mauvaise chose pour la s&#233;curit&#233; des produits distribu&#233;s en France (71%), pour les salari&#233;s (72%) et pour l'environnement (73%). La conscience des r&#233;sultats n&#233;gatifs de l'ouverture ne se limite donc pas &#224; la question sociale. Elle touche aussi massivement la question de la s&#233;curit&#233; des produits de consommation (et la s&#233;curit&#233; alimentaire) ainsi que l'environnement. La prise de conscience qu'il y a une contradiction radicale entre le libre-&#233;change et la pr&#233;servation de l'environnement appara&#238;t particuli&#232;rement massive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on demande aux personnes interrog&#233;es de se projeter dans le futur, elles sont 75% &#224; r&#233;pondre que l'ouverture aura des cons&#233;quences n&#233;gatives sur l'emploi dans les dix ann&#233;es &#224; venir. Elles sont donc oppos&#233;es logiquement &#224; hauteur de 70% &#224; l'absence ou la faiblesse des droits de douane sur les produits provenant des pays &#233;mergents, et partisans &#224; 65% d'une hausse de ces droits. Les cons&#233;quences d'une politiques protectionnistes sont per&#231;ues comme favorables &#224; la protection du savoir faire fran&#231;ais (59%), des activit&#233;s de l'industrie (57%), de l'emploi (55%) et de la croissance (50%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Massivement, les personnes interrog&#233;es pensent que c'est &#224; l'Europe qu'il revient de mettre en &#339;uvre cette politique protectionniste (80%). Mais, au cas o&#249; l'on se heurterait &#224; un refus de nos partenaires europ&#233;ens &#224; appliquer une telle politique, 57% des personnes interrog&#233;es r&#233;pondent qu'il faut que la France fasse cavalier seul. On ne saurait mieux exprimer la formule &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;avec l'Europe si on le peut, avec la France s'il faut, contre l'Europe si on le doit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;. Un ph&#233;nom&#232;ne qui transcende les partis et les positions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re question est tr&#232;s symptomatique car elle concentre &#224; la fois le probl&#232;me du protectionnisme et celui d'une possible action unilat&#233;rale de la France,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re significative, on ne retrouve cet &#233;quilibre que chez les &#233;lecteurs des Verts. Les &#233;lecteurs de l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt; et du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; soutiennent quant &#224; eux de mani&#232;re importante le principe d'une politique unilat&#233;rale (58% et 56%) en d&#233;pit des positions proEurop&#233;ennes de ces deux partis. Comme on peut s'y attendre, ces positions sont pl&#233;biscit&#233;es par les personnes qui sont proches du Front de Gauche et du Front National (73% dans les deux cas). Mais, ces r&#233;sultats s'inscrivent dans une tendance g&#233;n&#233;rale. Les chiffres du Front de Gauche et du Front National indiquent qu'ils sont plus dans une position d'influence sur la gauche et la droite mod&#233;r&#233;e que dans une position d'opposition. Les r&#233;sultats par cat&#233;gories socioprofessionnelles confirment ce jugement. Si on retrouve 60% d'ouvriers pour consid&#233;rer que la France devrait appliquer des droits de douane &#224; ses fronti&#232;res en cas de refus ou d'&#233;chec d'une solution concert&#233;e europ&#233;enne, les pourcentages des artisans et petits commer&#231;ants (63%), celui des employ&#233;s (57%), mais aussi &#8211; O surprise &#8211; ceux des cadres sup&#233;rieurs et professions lib&#233;rales (56%) ne sont gu&#232;re diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une contradiction &#233;vidente entre l'&#233;lectorat et les principaux partis (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; et &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt;) sur la question europ&#233;enne. Par contre, le Front de Gauche et le Front National apparaissent comme bien plus en coh&#233;rence avec leurs &#233;lecteurs. N'en doutons pas&#160;: si un r&#233;f&#233;rendum devait &#234;tre organis&#233; demain sur une telle question, il aboutirait au m&#234;me d&#233;saveu de la classe politique, et des grands m&#233;dias, que celui de 2005. D'ailleurs, 61% des personnes interrog&#233;es se prononcent en faveur d'une p&#233;tition pour l'organisation d'un d&#233;bat &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne contre 21% de r&#233;ponses oppos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jugement extr&#234;mement n&#233;gatif se v&#233;rifie si on le ventile par affiliation politique (le pourcentage maximum &#233;tant celui des personnes proches du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; avec 90% et le pourcentage minimum celui des personnes proches du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MODEM&lt;/span&gt; avec 82%). Il en va de m&#234;me quand on le ventile en fonction du vote pour les candidats de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2007 (90% des personnes ayant vot&#233; pour S&#233;gol&#232;ne Royal partagent ce jugement n&#233;gatif contre 86% pour Fran&#231;ois Bayrou).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On observe un r&#233;sultat analogue quant aux cons&#233;quences du libre-&#233;change sur le niveau des salaires.Un jugement tr&#232;s n&#233;gatif est partag&#233; &#224; &#233;galit&#233; par les anciens &#233;lecteurs de S&#233;gol&#232;ne Royal et de Jean-Marie Le Pen (89%) et ne tombe qu'&#224; 72% avec les &#233;lecteurs de Nicolas Sarkozy. Les sympathisants du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MODEM&lt;/span&gt; sont certes les moins convaincus (encore que le pourcentage soit de 72%), mais il est de plus de 80% pour tous les partis de gauche et les Verts et de 86% pour le Front National.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'impact sur les salari&#233;s fran&#231;ais de l'ouverture est lui aussi jug&#233; n&#233;gativement &#224; une tr&#232;s large majorit&#233; par les sympathisants de tous les partis et pas les personnes ayant vot&#233; pour les cinq candidats pour lesquels les r&#233;sultats ont &#233;t&#233; comptabilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais la divergence entre le discours des &#233;tats-majors ou des futurs candidats des partis centraux de l'&#233;chiquier politique fran&#231;ais (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; et &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt;) et leurs &#233;lecteurs n'aura &#233;t&#233; aussi grande que sur la question des cons&#233;quences de la mondialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce protectionnisme les sond&#233;s esp&#232;rent massivement qu'il pourra se mettre en place &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne. Mais, en m&#234;me temps, ils ne sont pas dupes. Ils savent pertinemment que la construction europ&#233;enne est devenue une &#233;norme machine qui produit du r&#232;glement mais pas de politique. Alors, face &#224; cette r&#233;alit&#233; incontournable, ils expriment aussi une forte volont&#233; que ce soit dans le cadre national que soient formul&#233;es les solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix d'une solution unilat&#233;rale provoquerait une crise majeure dans l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UE&lt;/span&gt;, ce qui est dit et r&#233;p&#233;t&#233; l&#224; encore par une large partie de la classe politique et des m&#233;dias. Pourtant, une telle solution semble &#234;tre accept&#233;e par une large majorit&#233; des personnes sond&#233;es. Non seulement l'&#233;cart entre les partisans et les opposants &#224; une telle solution est consid&#233;rable (57% contre 31%), mais on ne trouve que 10% du total des personnes interrog&#233;es pour dire qu'elles sont tout &#224; fait oppos&#233;es &#224; une solution unilat&#233;rale, autrement dit qu'elles placent l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UE&lt;/span&gt; au-dessus des int&#233;r&#234;ts de la France. Le grand r&#234;ve europ&#233;en, entam&#233; par l'acte unique, s'ach&#232;ve et les Fran&#231;ais se r&#233;veillent profond&#233;ment attach&#233;s &#224; leur Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;III&lt;/span&gt;. Les cons&#233;quences politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maturit&#233; des Fran&#231;ais, telle qu'elle se d&#233;gage de ce sondage, est assez &#233;tonnante. Qu'il s'agisse des causes de la situation &#233;conomique ou des solutions &#224; y apporter, on trouve dans les r&#233;ponses la trace d'un argumentaire &#233;toff&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal probl&#232;me vient de la divergence entre les positions politiques affirm&#233;es du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; et de l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt; et le positionnement de leurs &#233;lecteurs. La contradiction, on l'a d&#233;j&#224; dit, est patente et massive. Elle se renforce du fait que 64% des personnes interrog&#233;es pensent que la question du protectionnisme devrait &#234;tre un sujet important lors de la prochaine &#233;lection pr&#233;sidentielle. Ils ne sont &#224; l'inverse que 23% &#224; penser que cette question n'est pas vraiment importante et seulement 5% &#224; consid&#233;rer que l'ouverture &#233;conomique ne constitue pas un sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, sur ce point, les positions des deux grands partis fran&#231;ais sont pour le moins sujettes &#224; caution. Si, &#224; l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt;, Nicolas Sarkozy avait fait durant sa campagne &#233;lectorale quelques d&#233;clarations laissant &#224; penser qu'il &#233;tait en faveur d'un certain protectionnisme, elles n'ont pas &#233;t&#233; suivies d'effets. Au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PS&lt;/span&gt; on balance entre une r&#233;f&#233;rence &#224; des &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#233;cluses&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, voire des droits de douanes (mais uniquement contre des pays ne respectant pas les normes internationales en mati&#232;re sociale, sanitaire et environnementale) et les d&#233;clarations r&#233;centes de l'un des candidats potentiels, Fran&#231;ois Hollande, qui a exclu tout recours au protectionnisme. On constate donc qu'aujourd'hui, tant la pratique des uns que le discours des autres sont &#224; l'oppos&#233; de ce que r&#233;clament les Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle divergence est suicidaire. Elle l'est pour chacun de ces partis qui prend le risque de passer &#224; c&#244;t&#233; d'un th&#232;me majeur de la future campagne &#233;lectorale, et ainsi de favoriser les partis qui, eux, sont beaucoup plus en phase avec l'opinion des Fran&#231;ais, et en particulier le Front de Gauche et le Front National. Mais, cette divergence est aussi, et m&#234;me avant tout, suicidaire pour la classe politique et pour la d&#233;mocratie. Elle contribue &#224; asseoir dans l'opinion l'id&#233;e que la classe politique, du moins pour ce qui concerne les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;grands partis&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; a des int&#233;r&#234;ts et des pr&#233;occupations radicalement diff&#233;rents de ceux de la population. La vague populiste qui monte dans notre pays comme dans de nombreux pays d'Europe y trouvera certainement un aliment important, et peut-&#234;tre m&#234;me d&#233;cisif dans les mois qui viennent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon sens voudrait donc que les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;grands partis&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; se saisissent s&#233;rieusement d'une question qui, comme l'indique ce sondage, transcende les partis et les positions sociales. Des r&#233;ponses fortes et positives doivent y &#234;tre apport&#233;es d'urgence, et l'on ne pourra plus s'abriter derri&#232;re l'argument d'une inaction europ&#233;enne pour justifier sa propre inaction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut, il faut s'attendre &#224; une mont&#233;e en puissance des partis qui, eux, auront compris l'importance de la question du libre-&#233;change et de la mondialisation. Il sera trop tard, au soir d'une &#233;lection, de venir le regretter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16&#160;juin 2011 Par Jacques Sapir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/&lt;/a&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?p=162&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>

    <item>
        <title>Connaissez-vous La Riposte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?</title>
        <link>https://www.test.lepcf.fr/Connaissez-vous-La-Riposte#comment338</link>
        <dc:date>2011-08-02T09:59:04Z</dc:date>
        <description>&lt;p&gt;Veuillez excuser certaines fautes de fran&#231;ais...&lt;/p&gt;</description>
        <dc:creator>Gautier Weinmann</dc:creator>
    </item>


</channel>

</rss>
