Sortir renforcés des Présidentielles
Contre la trahison nationale, vers les grands projets et pour un travail d’organisation Contribution pour le prochain Conseil National du PCF.

, par  Esteban Evrard , popularité : 35%

Une certitude : le climat politique ne sera pas le même en avril 2027 qu’en septembre 2026, pour trois raisons.

D’abord, la présidentielle ne se jouera pas dans les mêmes termes selon qu’un mouvement social se construise ou non, et selon sa puissance. Pour l’heure, rien n’augure d’un grand mouvement, si ce n’est quelques prémices ici et là, nourries par le décalage entre salaires, prix et profits. Suivons cela de près et construisons nos revendications immédiates à partir de ce triptyque.

Ensuite, la situation internationale produira des ruptures : le conflit en Ukraine approche de sa fin et monopolisera une partie du débat. Le clivage entre va-t-en-guerre et partisans de la paix n’en sera que plus criant. Les répercussions du conflit en Iran sur notre économie vont s’aggraver : ruptures d’approvisionnement (aluminium, plasturgie, etc.) mèneront sans doute à un chômage partiel généralisé dans des pans entiers de notre industrie.

Enfin, la casse industrielle va s’accélérer, et il nous faudra capitaliser sur ce que nous avons porté ces derniers mois : nous avions prévenu et portons un projet d’ensemble permettant d’éviter cela. Mieux, ce projet promet de renouer avec le développement et de rompre avec le déclassement du pays. Pourquoi ne pas faire un tour des grands projets en cours - Canal Seine-Nord, EPR, gigafactories, plateforme de Dourges au cœur des nouvelles routes commerciales, élargissement du métro, etc. ?

Ce serait l’occasion de :
 Établir le lien concret entre guerre et recul social ;
 Accoler des thématiques précises à notre parti et à Fabien : non pas le « candidat de la paix » comme une chose abstraite, mais celui qui veut cesser d’alimenter la guerre en arrêtant d’armer l’Ukraine ; non pas le « candidat de la réindustrialisation », mais celui qui accompagne les grands projets et veut construire 20 EPR ; non pas « le candidat du pouvoir d’achat » comme une chose vague, mais celui qui veut hausser les salaires et planifier l’économie. Bref, le candidat des mesures concrètes que personne ne pensera ou n’osera faire : Une usine BYD en France, le retour d’un commissariat au Plan, un débat national sur la défense nationale, etc.
 Faire de chaque déplacement un temps de travail d’organisation, avec les fédérations concernées, pour construire un plan de développement et de structuration du parti durant la campagne, avec des objectifs précis et atteignables.

Enfin, pour percer le mur médiatique, Fabien pourrait incarner celui qui dénonce « la trahison nationale » : celle de Total, qui remplit ses caisses grâce à la guerre, comme évoqué au congrès en rappelant que la France a jadis confisqué des entreprises ayant réalisé des profits illicites. Nous pourrions tirer le fil jusqu’à l’affaire du 14 juillet, instrumentalisée par Macron pour poursuivre son entreprise révisionniste et belliciste.

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